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© RZD

Covid-19. Réfléchir, se souvenir et se divertir

8 mai 2020
- -
Par : Samuel Delziani

Le déconfinement approche mais il ne devrait se faire que très progressivement, c’est pourquoi nous continuons à sélectionner encore quelques idées pour vous distraire sans sortir. Au menu cette semaine, un musée ferroviaire russe, le Musée de la résistance en ligne, un magicien britannique ou encore une belle histoire pour les enfants.

 

Le plus grand musée ferroviaire russe

Le musée ferroviaire russe

© RZD

 

Le Musée ferroviaire russe, né en 1978 et qui s’est installé en 2017 dans de tout nouveaux locaux, non loin de la gare Saint-Pétersbourg-Baltique, a développé sa présence sur la toile via une visite et à des expositions virtuelles alors que la Russie est également confrontée à la crise du SARS-Cov-2. Vous pouvez ainsi vous promenez tout en restant chez vous dans les différentes salles du musées et découvrir les collections du musée des RZD, les chemins de fer russes, où près de 4 000 pièces sont exposées sur plus de 56 000 m2. Vous pouvez déambuler entre les pièces installées sur les voies à l’extérieur du musée, soit plus de 80 matériels à vapeur, électriques ou diese, mais aussi dans la belle rotonde du chemin de fer de Peterhof, mise en service en 1858, et complètement restaurée.

Avec la fermeture temporaire imposée par la crise sanitaire, les équipes du musée ont lancé le 25 mars dernier un nouveau projet en ligne. Dans la section Expositions, vous pouvez parcourir des expositions virtuelles spécialement créées par les chercheurs du musée.

Le premier projet a une résonance toute particulière aujourd’hui car il explore la notion d’hygiène et de santé dans les chemins de fer. Les autorités ferroviaires ont toujours accordé une attention particulière à la mise en oeuvre des normes sanitaires et à la prévention des infections. Nous explorons une notice datant des années 1950 sur les règles simples d’hygiène personnelle, aux normes de nettoyage du matériel roulant ainsi qu’à de nombreux autres aspects définissant le confort et la sécurité des passagers. De courtes informations utiles sont dispensées uniquement en russe, mais elles sont illustrées par des photos historiques qui méritent de s’attarder. Plus de 130 000 internautes ont déjà assisté à ces visites virtuelles.

A voir ici. (En Anglais)


La mémoire se cultive au Musée de la résistance en ligne

QD Denfert-Rochereau

© DR

Jeanne Bohec

© Service historique de la Défense

 

Le Musée de la résistance en ligne (1940- 1945) est un portail qui donne accès à une multitude de fonds d’archives, de collections et de ressources sur la Résistance. Vous y trouverez plus de 55 000 documents (affiches, tracts, lettres, journaux, photographies, documents sonores ou archives filmées…), de nombreuse fiches historiques et des références bibliographiques. Portraits de résistants, expositions virtuelles ou encore cartographie des lieux de résistance et de mémoire, le site permet de se plonger dans ces heures sombres – mais parfois aussi glorieuses – de notre histoire.

On y trouve naturellement de nombreuses traces des sabotages et des attaques perpétrés sur le réseau ferré français par les hommes de la Résistance, notamment dans le fonds constitué par le Service historique de la Défense. De nombreuses photos illustrent les dégâts provoqués par les actions des différents réseaux clandestins. C’est aussi l’occasion de découvrir des visages méconnus de la Résistance. Nous découvrons ainsi l’incroyable destin de Jeanne Bohec, qui âgée d’un peu plus de 20 ans, va vaincre tous les stéréotypes de l’époque et agir activement pour la libération de son pays. Née 1919 à Plestin-les- Grèves dans les Côtes-du-Nord, Jeanne Bohec débute des études de mathématiques en 1939, mais l’éclatement de la Seconde Guerre mondiale l’oblige à quitter l’université. Au mois de mars 1940, elle se fait recruter comme aide-chimiste à la poudrerie du Moulin-Blanc à Brest. Alors que les troupes allemandes s’approchent de la ville, elle s’embarque le 18 juin sur le remorqueur Abeille IV et rejoint Plymouth, puis Londres.

Elle rallie la France Libre. Pour les Forces françaises libre, elle travaille d’abord en tant que secrétaire puis, à partir du printemps 1942, elle intègre un laboratoire d’explosifs, mettant ainsi à profit son expérience professionnelle.

En août 1943, elle entre au Bureau central de renseignements et d’action (BCRA). Après une formation d’instructeur de sabotage, elle obtient le droit d’être parachutée derrière les lignes ennemies. Elle est parachutée en février 1944 dans la région d’Alençon. De retour en Bretagne, elle a une mission : assurer la formation des résistants au maniement des explosifs dans le cadre d’un grand plan de sabotage de voies de chemin de fer afin de freiner l’envoi de renforts allemands vers la Normandie au moment du débarquement. Pendant plusieurs semaines, elle sillonne la Bretagne en déplaçant à vélo. En parallèle de ces séances de formation, elle participe à plusieurs opérations de sabotage. Ainsi le 7 mai 1944, elle détruit un rail de 11 mètres près de la gare du Roc Saint-André dans le Morbihan. Décorée de la Légion d’honneur, de la Croix de guerre et de la médaille de la Résistance, après la libération, elle devient professeur de mathématiques et retourne dans l’anonymat. Elle est pourtant l’unique saboteuse de l’histoire de la Résistance française. Sur le site, issu des archives du Service historique de la Défense, nous avons même accès au compte-rendu de sa formation londonienne, ainsi qu’à son portrait et à une courte biographie.

Parmi les perles présentes sur le site nous pouvons également consulter le plan du QG que Rol-Tanguy occupe lors de la libération de Paris. Le colonel Rol-Tanguy des Forces françaises de l’intérieur (FFI) pilote alors les opérations à partir de ce PC de liaison installé du 19 au 26 août au sein même la station Denfert-Rochereau. Les Allemands ignoraient tout de cette infrastructure placée sous le lion de Belfort, place Denfert-Rochereau. Un abri à 26 m de profondeur mis en place par la défense passive en 1939. Il communique par des galeries souterraines avec la gare de Sceaux et les catacombes. De plus, il est équipé d’un réseau téléphonique relié à tous les postes du service des eaux et des égouts, ce qui facilitera grandement les communications entre les insurgés. À noter que la RATP a prêté au tout nouveau musée de la Libération de Paris les plans de l’abri de défense passive transformé en PC de liaison lors de la libération de la capitale. Vous pouvez d’ailleurs y visiter le fameux PC de liaison et y découvrir le cyclo-pédaleur qui permettait d’alimenter l’abri en électricité ou en air filtré…

A voir ici.


Drummond Money-Coutts joue les Houdini du rail

 

Engoncé dans une camisole de force, puis enfermé dans une malle installée sur une voie de chemin de fer, le magicien Drummond Money-Coutts a 60 secondes pour s’échapper et ainsi éviter de se faire pulvériser par la magnifique locomotive à vapeur qui se profile déjà à l’horizon. Ce grand moment de tension est le point d’orgue du premier épisode d’une toute nouvelle série consacrée à la magie. Lancée sur Netflix, Death by Magic (Mort par la magie), est une série de divertissement sur la quête de Drummond Money-Coutts pour percer le mystère de ces tours de magie qui ont causé la mort prématurée de leur créateur. Un peu partout sur la planète, il retourne sur les lieux de ces tours d’illusionnistes qui ont mal tourné. C’est également l’occasion pour lui de démontrer tout son talent en multipliant les tours de magie à l’occasion de ces rencontres. Le prestidigitateur dévoile même de temps en temps quelques-uns de ses secrets. Son voyage l’emmène sur quatre continents, huit villes où il rend hommage au métier et où il crée ses propres versions mises à jour de ces illusions fatales. Le magicien britannique ne se ménage pas ! A chaque épisode, un nouveau supplice l’attend…Il se fait enterrer vivant à Londres sous des tonnes de béton humide, il joue à la roulette russe à Las Vegas et donc, dans le premier épisode de la série, il se rend en Afrique du Sud, dans la ville du Cap, pour défier une locomotive lancée à pleine vitesse !

 

Death by magic

© DR

 

A voir sur Netflix. Death by Magic (Etats-Unis, 2018, 8 épisodes de plus de 30 minutes)

A partir de 13 ans.


Le New Yorker rend hommage aux « travailleurs essentiels »

Couverture « After the shift » de The New Yorker © DR

Couverture « After the shift » de The New Yorker © DR

 

Créé en 1925, The New Yorker est une référence de la presse américaine. Avec son style unique, il distille un humour new-yorkais tout en subtilité, notamment en publiant ses « cartoons », ses dessins humoristiques qui ont fait sa réputation. Reportages au long cours, analyses politiques et publication de fictions, le magazine demeure près de 100 ans après sa création un phare pour les intellectuels américains. A chaque numéro, sa couverture constitue un évènement. Celle sortie le 20 avril dernier rend hommage aux « travailleurs essentiels ». Des infirmières aux conducteurs de métro en passant par les caissières, les éboueurs, les livreurs « ubérisés », bref, tous ceux qui oeuvrent pour le bien commun en cette période de pandémie. Ce peuple des ombres qui n’a jamais été aussi visible qu’aujourd’hui. La crise sanitaire a révélé notre dépendance à tous ces métiers, mais aussi la façon dont les inégalités sociales dictent qui peut rester confiner et qui n’a pas d’autre choix que de sortir pour aller travailler et ainsi mettre en péril sa santé et celle de ses proches.

La couverture, baptisée « After the shift » (Après le service), a été confiée à Owen Smith, qui en a déjà signé une vingtaine pour le magazine new-yorkais. Il a également travaillé pour des titres prestigieux comme Rolling Stone, Time ou le New York Times. Il a peint à l’huile un soignant après son service, attendant le train de banlieue pour rentrer chez lui. Le langage corporel est ici très clair : il est vidé ! L’illustrateur s’est inspiré de l’art en vogue pendant la lui, cherchait à « nous rappeler qu’il y a de » magazine. Alors qu’il travaille actuellement sur l’illustration du grand roman de John Steinbeck, Les Raisins de la colère, il souligne les points commun entre les deux périodes historiques : « C’est une histoire de discrimination de classe et une histoire de survie. Cela vous semble familier ? »


Un train contre l’école buissonnière

© Ecole des loisirs

 

© Ecole des loisirs

 

« Sept chapeaux fabriqués avec des capsules de bouteilles. Sept musettes en peau de chenille. Sept paires de souliers en coquilles de noix. Maman a tout fait elle-même. » Maman Souris est une bricoleuse hors pair ! Et quand Maman Souris cherche une idée pour décider ses sept petits à aller à l’école : elle construit une véritable voie ferrée qui passe même dans un tunnel ! Tous les matins, elle prend le rôle de la locomotive, convoyant ses sept enfants et tous les amis qui s’accrochent à elle, formant les voitures de ce train pas comme les autres. Grâce à ce subterfuge, non seulement, elle arrive à convaincre ses enfants d’aller à l’école, mais en plus, elle parvient à faire fuir le serpent qui terrifie les petits rongeurs !

Avec ce petit livre publié en 1999, Haruo Yamashita, auteur jeunesse de référence au Japon, et l’illustrateur Kazuo Iwamura donneraient aux habitués de l’école buissonnière des envies d’assiduité. A défaut de pouvoir aller l’acheter en librairie, vous pouvez le commander ou en profiter sur Internet. L’Ecole des loisirs, éditeur de livres pour enfants depuis 1965, a offert à l’occasion de ce confinement une version audio, avec les belles illustrations de Kazuo Iwamura, de cette histoire morale et poétique à la fois. Idéal pour les enfants de 3 à 6 ans !

A voir ici.

 

Pour suivre toute l’actualité culturelle ferroviaire, suivez Samuel Delziani, chef de la rubrique Culture Rail de la Vie du Rail, sur Twitter.

Plus d’actualités et dossiers sur le rail dans La Vie du Rail version papier ou en ligne !



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