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Netflix. Expliquer les catastrophes ferroviaires et le moyen de les éviter

27 août 2018
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Par : S. D.

Initialement diffusé en 2017 dans Nova, le magazine de vulgarisation scientifique du réseau de télévision publique américain Public Broadcasting Service (PBS), ce documentaire se penche sur plusieurs catastrophes ferroviaires qui ont endeuillé la planète rail.

Le ton de ce documentaire est volontiers anxiogène… À grand renfort d’images chocs, il propose de nous conter quelques catastrophes et leurs conséquences sur l’évolution de la sécurité ferroviaire. Heureusement, on nous rappelle tout de même que s’il existe des accidents liés au transport ferré, le nombre de leurs victimes demeure très faible en comparaison à la route…

Première catastrophe abordée, la collision frontale survenue le 12 septembre 2008 à Los Angeles entre un train de fret de l’Union Pacific et le Metrolink n° 111. Un drame imputable au conducteur du train de banlieue, qui a raté un feu rouge car il échangeait à ce moment-là des SMS sur son téléphone portable. Il s’agit de la pire catastrophe ferroviaire de l’histoire moderne des États-Unis, avec un bilan qui s’établit à 25 morts et plus de 130 blessés.

Le Rail Safety Improvement Act (loi sur l’amélioration de la sécurité ferroviaire) est adopté par le Congrès qui doit obliger la multitude de compagnies ferroviaires qui se partagent le réseau à déployer le système Positive Train Control (PTC) avant 2015. Le système déclenche un arrêt automatique de la rame lorsqu’un conducteur rate un signal. Ces équipements de sécurité sont à l’époque présents sur seulement 3 % du réseau. Mais ces sociétés rechignent à la tâche prétextant des difficultés d’ordre technique et obtiennent, après un intense lobbying, trois années de délai supplémentaire de la part du Congrès. Une décision lourde de conséquences. Le 12 mai 2015, un train de la compagnie Amtrak qui relie Washington DC à New York déraille dans la banlieue de Philadelphie. Cette fois-ci, huit personnes trouvent la mort et plus de 200 blessés sont à déplorer. Une fois de plus, une erreur humaine est à l’origine du drame. Le conducteur a freiné trop tard car il était distrait. À ce moment-là, il écoutait la radio, inquiet après qu’un conducteur d’une autre compagnie eut été blessé par un jet de pierres.

Le morcellement du paysage ferroviaire américain, avec une multitude de compagnies privées qui ont des protocoles et des cultures de sécurité différents, complexifie encore la situation. Surtout quand un train traverse plusieurs États… Autre problème récurrent, les passages à niveau. Encore une fois, le reportage a recours à des images terribles… Probablement, une manière de sensibiliser le public.

La prochaine catastrophe a eu lieu plus au nord chez le voisin canadien. Dans la nuit du 6 au 7 juillet, un convoi comportant 72 wagons-citernes a dévalé accidentellement sur Lac-Mégantic au Québec, ville de 6 000 habitants située à 25 km au nord de la frontière américaine, provoquant une gigantesque explosion ravageant la petite ville et causant la mort de 47 personnes, dont 27 qui étaient présents dans le même bar. Avant l’accident, le convoi avait été immobilisé à 13 km de là, en haut d’une colline, pour effectuer un changement d’équipage. Les pompiers sont intervenus sur un feu à bord d’une des cinq locomotives. Cet incendie, qui a duré 45 minutes, avait été provoqué par une fuite d’huile liée à un problème de moteur. Mais les soldats du feu ont éteint le moteur provoquant une réaction en chaîne terrible. Le conducteur en plus n’avait pas respecté les protocoles de sécurité. Cet accident a également relancé le débat sur le transport ferroviaire de pétrole et des autres matières dangereuses en Amérique du Nord.

En Europe et en Asie, également, les réseaux ne sont pas épargnés, même ceux ultramodernes dédiés à la grande vitesse. Ainsi, la catastrophe d’Eschede survient en Allemagne le 3 juin 1998. Le bandage de la roue d’un ICE 1 Munich – Hambourg se brise, le train déraille, heurte la pile d’un pont qui s’effondre sur le convoi. 101 personnes trouvent la mort. C’est la première catastrophe de l’histoire de la grande vitesse et également la plus meurtrière à ce jour. Elle a démontré l’importance cruciale de la maintenance du matériel comme des infrastructures. À ces vitesses vertigineuses, le plus infime problème peut entraîner de terribles conséquences.

Depuis 1964, année où les premiers Shinkansen circulent au Japon, il n’y a eu que trois accidents graves touchant des LGV. Le second accident survient en Chine près de Wenzhou, le 23 juillet 2011, et cause la mort de 40 personnes. Un train à grande vitesse s’est arrêté au milieu d’un pont à cause d’une panne électrique due à la foudre. Un train qui arrive derrière continue sa route malgré le déclenchement de l’arrêt d’urgence et percute le premier. Enfin, dernier en date, un excès de vitesse d’un conducteur espagnol vers Saint-Jacques-de-Compostelle en Galice provoque le 24 juillet 2013, la mort de 79 personnes et une centaine de blessés.

Afin de comprendre comment assurer aux passagers qu’ils voyagent en toute sécurité, le réalisateur se tourne vers le réseau champion en termes de fiabilité, de ponctualité et de sécurité : le réseau japonais et son emblématique Shinkansen, qui n’a jamais connu d’accident depuis sa mise en service dans les années 60. Le résultat d’une mobilisation constante de tous les cheminots, de tous les employés des différentes compagnies issues des Japan Railways.

Ils bénéficient également d’un atout de poids avec le Dokuta iero. Le « docteur jaune », un shinkansen avec une livrée jaune, ne transporte pas de passagers, mais qui réalise à grande vitesse des diagnostics sur l’état des voies avec à son bord des ingénieurs et des équipements ultra-sophistiquées. Ensuite, des équipes de maintenance entrent en scène, la nuit, pour réparer les anomalies repérées par le Dokuta iero.

À voir sur Netflix. Nova – Les accidents ferroviaires (2017). Réalisé par Larry Klein. Public Broadcasting Service (PBS). À partir de 13 ans.

 

Soyez au courant de toute l’actu du rail en suivant le compte twitter de Samuel Delziani, chef de rubrique “Culture rail” de La Vie du Rail.



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