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RATP et SNCF se préparent à la grève du 5 décembre

1 décembre 2019
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Par : M.-H. P.

S’attendant à un conflit majeur, les deux entreprises publiques mettent en place des dispositifs pour les usagers comme le covoiturage ou le coworking côté RATP. Des Gilets rouges seront déployées dans les gares et les stations. Et l’information voyageurs sera essentielle.

Mobilisation intense à la RATP en vue de la journée du 5 décembre. « Nous nous préparons au mieux à cette grève », a indiqué Catherine Guillouard, la PDG de la RATP qui s’exprimait le 6 novembre à l’issue de la réunion menée chaque année par Ile-de-France Mobilités pour auditer ses principaux opérateurs, la RATP et la SNCF.

La RATP prévoit de rééditer le dispositif déjà mis en oeuvre lors de la grève de ses agents le 13 septembre dernier, un mouvement qui avait surpris par son ampleur. Mais cette fois-ci, elle s’y prépare très en amont en y consacrant beaucoup d’énergie. Comme pour la précédente grève, la RATP va faire appel à des start-up pour proposer des solutions de déplacements ou de dépannage à ses clients. La Régie a déjà lancé un appel d’offres auquel une quarantaine de start-up ont répondu pour proposer des solutions de toutes sortes, du covoiturage en passant par le coworking ou les services de consignes à bagages. En septembre, le même dispositif avait été mis en oeuvre en très peu de temps. « Une dizaine de startup avaient alors prêté main-forte et 60 000 usagers en avaient profité », indique Catherine Guillouard, en rappelant que ces solutions ne pourront jamais se substituer aux modes lourds qui acheminent chaque jour 12 millions de personnes en Ile-de-France

La RATP pourrait aussi faire appel à ses cadres pour canaliser ses clients dans les stations. Le 13 septembre, 200 agents s’étaient ainsi mobilisés sur le terrain. Une première pour la RATP qui s’était inspirée du modèle des Gilets Rouges de la SNCF.

La SNCF fera elle aussi appel « massivement » au volontariat pour déployer des Gilets rouges en gare. « Il ne peut y avoir de gares sans agents. Nous nous devons d’informer les voyageurs quelles que soient les circonstances », indique une porte-parole du groupe.

Comme lors des grèves à répétition de 2018, la SNCF compte informer les voyageurs chaque jour à 17h sur les départs de train du lendemain. Les prévisions pour le 5 décembre seront annoncées dès le 3 décembre à 17h.

De son côté Valérie Pécresse a indiqué qu’elle exigerait de la part des opérateurs des remboursements « si le service minimum tel qu’il est prévu dans les contrats n’est pas réalisé ». La présidente de la région Ile-de- France a également précisé qu’elle demande au gouvernement de mettre en place un service garanti de 100 % aux heures de pointe comme le font déjà un grand nombre de pays.


La clause du grand-père en question

De nombreuses organisations syndicales appellent à la mobilisation le 5 décembre pour protester contre la réforme des retraites. Parmi elles, trois organisations représentatives de la SNCF (CGTCheminots, Unsa-Ferroviaire et Sud-Rail) appelaient à une grève reconductible au moment où nous mettions sous presse. Seule la CFDT-Cheminots marquait sa différence expliquant qu’elle attendait de connaître les propositions gouvernementales avant de finaliser sa stratégie. Le 21 novembre, les syndicats de cheminots étaient invités à rencontrer une nouvelle fois Jean-Paul Delevoye, le haut-commissaire aux retraites, ainsi que Jean-Baptiste Djebbari, le secrétaire d’État aux Transports. Parmi les éléments à prendre en compte, la décision d’appliquer ou pas la clause du grand-père paraît déterminante aux yeux de la CFDT. Cette clause également appelée clause d’antériorité permet aux travailleurs déjà en place au moment du vote d’une loi de continuer à bénéficier des avantages dont ils jouissent, les nouvelles mesures ne s’appliquant qu’aux nouveaux embauchés. Elle permettrait aux agents de la SNCF et de la RATP de conserver leur régime spécial de retraite. Les régimes spéciaux s’éteindraient alors avec le dernier agent sous statut. Ce qui pourrait arriver à l’horizon 2060-2061 pour la SNCF si on envisage une retraite à taux plein au bout de 41,5 ans de cotisation pour un embauché en 2019…

 

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