L’Île-de-France va bénéficier cette année de 1,6 milliard d’euros pour le développement et la régénération du réseau. Aperçu des travaux menés tous azimuts par SNCF Réseau.
Somme promise, somme due. Le Stif y veille particulièrement et, pour la première fois, SNCF Réseau doit investir cette année 800 millions en Île-de-France dans la régénération de l’infrastructure. Comme, d’autre part, l’enveloppe est la même pour le développement, on va disposer en 2017 de 1,6 milliard d’euros pour améliorer la vie des Franciliens. À comparer à un total en 2016 de 1,3 milliard. Cette année s’est ouverte avec le nouveau poste des Ardoines, confié en conception-réalisation à Thales, et qui a été mis en service le 5 février dernier. Début d’un beau programme qu’a détaillé le 16 février Didier Bense, DG de SNCF Réseau Île-de-France. « On ne peut plus tout faire. »
C’est le constat de Réseau, vu l’ampleur des travaux. Et ce qui vaut pour la France entière vaut pour l’Île-de-France. D’où l’option d’un appel aux partenaires privés, ce qu’on a vu avec le poste de Vitry, le marché des caténaires pour la ligne C et ce qu’on va voir aussi avec la suite rapide Île-de- France. Si Réseau ne peut tout faire, il va tout de même monter en régime, avec l’accélération des recrutements, qui seront de 800 personnes cette année, contre 650 en 2016. Déjà 80 recrutements ont été faits en janvier. Ils permettront à la fois de remplacer les départs et de s’accroître.
Et ne produiront tous leurs effets qu’au bout de deux ans et demi ou trois ans pour des postes compliqués comme la signalisation électrique. À partir de 2019, ce qui ne tombe pas si mal puisque Eole, CDG Express seront à plein régime, et que la régénération n’aura pas fléchi. Eole justement monte en puissance, avec les travaux de signalisation et de voie à Rosa- Parks, gare qui doit devenir, avec Nanterre-La Folie, l’un des deux terminus partiels du RER E prolongé, dans le cadre d’une exploitation en recouvrement. Les travaux vont en fait progresser sur toute la ligne.
Au passage, sur la ligne classique, au-delà de Nanterre, le prolongement d’Eole va permettre de remplacer, en quatre ans, quelque 260 aiguillages, 10 km de plateforme, 20 km de rail, etc. Autrement dit, ce qui figure dans le développement a des effets importants sur la régénération. on de ce train-usine se termine en Suisse, pour le compte d’ETF, titulaire du marché, avec Matisa. Les suites











