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François Hollande, le président normal.

LGV SEA. Le président qui reprend presque le train

25 avril 2017
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Par : François Dumont

Le 28 février, François Hollande a inauguré la LGV Sud Europe Atlantique, quatre mois avant le début du service commercial. Le mandat du président normal s’achève sur une forte séquence ferroviaire.

La LGV Sud Europe Atlantique sera la première des lignes à grande vitesse françaises réalisée et exploitée par un groupe privé, en l’occurrence Vinci, leader du consortium Lisea. La fin d’une ligne à grande vitesse, quelques mois avant la mise en service commercial, est en règle générale un événement interne à la SNCF, ou du moins, du temps de RFF, au monde ferroviaire public. Du fait de l’apparition d’un nouveau gestionnaire, concessionnaire de la ligne jusqu’en 2061, elle prend aujourd’hui une signification particulière. Et s’annonce, pour cette première phase, comme un succès. Patrick Jeantet, président de SNCF Réseau, le souligne : la ligne est faite « à l’heure, et dans le budget ». Mais l’événement aurait eu moins d’importance si le président de la République, François Hollande, n’avait décidé de le présider.

Prendre le train faisait partie de la panoplie de président normal affichée lors de son élection. François Hollande avait dû vite en rabattre sur ses bonnes intentions ferroviaires. Les services de sécurité étaient réticents à l’idée de voir le président emprunter un moyen de transport où il doit se mêler aux passagers et qui nécessite le long du parcours, par exemple sur les ponts franchissant les voies, des dispositifs de surveillance drastiques, certainement renforcés depuis les attentats. On a pu voir d’ailleurs, ce 28 février, une sécurité omniprésente… Si le président de la République a inauguré la ligne, il n’a pour autant pas pris le train. D’ailleurs, la ligne a beau être achevée, elle n’a pas encore reçu l’homologation qui va lui permettre de voir passer d’autres rames que les trains d’essai.

La cérémonie a eu lieu devant un TGV à l’arrêt, depuis la base travaux de Villognon, l’une des deux bases de Cosea (le constructeur du consortium) qui va entamer une seconde vie, en tant que base de maintenance de Mosea (70 % Vinci Constructions, 30 % Systra) autre émanation du consortium, chargée de la maintenance et de l’exploitation.



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