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  • © Martine Barrat

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New York. Martine Barrat nous plonge dans le monde des danseurs du métro

21 novembre 2018
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Par : Samuel Delziani

La photographe et vidéaste Martine Barrat a suivi pendant deux ans les jeunes danseurs qui, tous les jours, exécutent d’acrobatiques pas de danse dans les voitures du métro de New York pour empocher quelques dollars. Elle en a tiré un film dont la première projection a eu lieu en octobre à Paris.

Avril 2014. Deux jeunes sont arrêtés par la police parce qu’ils pratiquaient quelques pas de breakdance, cette danse acrobatique et explosive, dans une rame bondée du métro new-yorkais. Récemment interdite, cette pratique permet à de nombreux jeunes danseurs de gagner quelques dollars tout en pratiquant leur passion. Aujourd’hui, bien que clandestine, la pratique perdure. La photographe et vidéaste Martine Barrat a accompagné dans leurs pérégrinations plusieurs de ces danseurs entre 2017 et 2018. Ces prestations ne sont pas du goût de tous les voyageurs, ni des autorités, mais elles offrent à ces jeunes artistes une chance de s’extraire du quartier où ils vivent. Le film a été projeté pour la première fois au centre culturel hiphop La Place, dans le quartier parisien des Halles, le 11 octobre dernier. Une exposition y est également programmée jusqu’au 24 novembre.

Ce n’est pas la première fois que l’artiste s’intéresse à la culture hip-hop. Elle a même légué à la postérité une oeuvre qui nous éclaire sur les origines du mouvement né à la fin des années 60 dans le quartier new-yorkais du Bronx. Danseuse professionnelle à Paris, Martine Barrat part à New York en 1968 à la demande d’Ellen Stewart. Destinée à briller sur la scène, elle se casse le pied. Une blessure qui brise ses rêves de danse. Deux de ses amis proches, les philosophes Gilles Deleuze et Félix Guattari lui prêtent au début des années 70 alors sa première caméra. À partir de l’année 1971, Martine Barrat a partagé le quotidien, pendant huit années, de deux gangs du South Bronx, les Roman Kings et les Ghetto Brothers. L’idée étant que les membres de ces gangs se saisissent du matériel pour construire eux-mêmes un projet. Un jour, la caméra est volée. Le chef des Roman Kings lui offre alors son premier appareil photo… Elle a ainsi enregistré et documenté la vie d’un quartier alors en proie à de grandes difficultés sociales. Et a raconté, sans le savoir, la naissance d’un mouvement culturel qui a depuis envahi la planète.

La Place, centre culturel hip-hop 10, passage de la Canopée 75001 Paris Site Internet : http://laplace.paris

 

Pour suivre toute l’actualité culturelle ferroviaire, suivez Samuel Delziani, chef de la rubrique Culture Rail de la Vie du Rail, sur Twitter.



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