fbpx

Je me connecte

E-mail*
Mot de passe*
Je valide > Mot de passe oublié?

Je m'inscris

*Champs obligatoires

Conformément à la loi « informatique et libertés » du 6 janvier 1978 modifiée en 2004, vous bénéficiez d’un droit d’accès et de rectification aux informations qui vous concernent.
1. Mon Compte
2. Mes activités
3. Mes Newsletters

Vous devez lire et accepter nos conditions générales de vente et d’utilisation *

* Mentions obligatoires

Je souhaite recevoir la newsletter :

Je m'enregistre

Mot de passe oublié ?

X
  • © B. Collardey

    Un gril diesel haut en couleurs !

  • © J.-L. Poggi

    Une RGP Bordeaux-Bergerac aux environs de Lormont.

  • © Philippe Hérissé

    Bâtiments en cours de démolition et remorques d’autorail réformées, déraillées dans le sable pour servir temporairement de bureaux : un dépôt en pleine mutation...

Il était une fois dans La Vie du Rail 116) Bordeaux-St-Jean Métamorphose d’un dépôt (Seconde partie)

13 novembre 2020
- -
Par : Philippe Hérissé

Cette rubrique est animée par vous et pour vous. Elle vous permet de revisiter l’histoire cheminote. Celle d’il y a 10, 20, 30, 40 ans… Profitez de nos archives en nous signalant ce que vous souhaitez relire et redécouvrir. Une plongée dans l’aventure du rail.

Faites-nous savoir vos envies dès à présent en nous écrivant au 29, rue de Clichy, 75009 Paris ou par mail à : margaux.maynard@laviedurail.com

 

116) Bordeaux-St-Jean Métamorphose d’un dépôt (Seconde partie)

(cet article est tiré de nos archives, il date d’il y a 40 ans)

L’électrification Bordeaux-Montauban va cependant se solder par le départ, en un seul mois, de quelque vingt et un diesels de route, Bordeaux perdant du même coup son caractère de gros dépôt thermique. En mai de cette année, cinq 88 67300 (67349, 351, 352, 354 et 356) quittent en effet leur ancienne base pour Nantes, tandis que sont mutés trois 88 67400 (67483 ; 485 et 486) à Longueau et treize autres à Caen : les 67509, 526, 527, 529, 530, 532 à 534, 550, 551 à 553 et 563. La dotation est en conséquence réduite aujourd’hui à treize engins, soit sept 88 67300 (67341 à 346 et 348) et six 88 67400 (67437, 468, 470, 471, 473 et 480) ; elle devrait subsister en tant que réserve stratégique à disposition de la région de Bordeaux. On souhaiterait néanmoins disposer, eu égard au petit nombre d’engins, d’une dotation homogène en 67300 ou 67400, afin de simplifier la maintenance (beaucoup de pièces ne sont pas communes aux deux séries), la préférence, du point de vue coût d’entretien, s’établissant en faveur des 67400.

Remplissage des sablières d’une RTG de Vénissieux. © Philippe Hérissé

Remplissage des sablières d’une RTG de Vénissieux. © Philippe Hérissé

 

Les diesels bordelais sont régulièrement engagés, sans distinction de série, sur une moyenne de sept journées de roulement par période de vingt-quatre heures. Leur rayon d’action est relativement étendu puisqu’ils touchent aussi bien Toulouse- Matabiau, Limoges-Bénédictins et Saint- Pierre-des- Corps sur le Sud-Ouest que Le Mans-Pontlieue, Redon et Rennes sur l’Ouest ; on les voit relayer en outre dans la plupart des chantiers nantais (Blottereau, Etat, Orléans et Gril- autorails).

En trafic voyageurs, les 67300 et 67400 bordelaises enlèvent des express, sur l’axe Nantes- Bordeaux (plusieurs étant prévus en double traction, parfois avec un engin nantais, voire même rennais), mais également sur Bordeaux-Limoges et Limoges- Périgueux-Agen. Réutilisés sur l’Ouest au-delà de Nantes, elles sont amenées à prendre en charge du mardi au samedi l’express 3041 de Rennes à Redon, ainsi que l’omnibus 7764 de Redon à Nantes. Le samedi, une tournée de cabotage voyageurs les conduit sur Nantes-La-Roche-s/Yon – Les Sables-d’Olonne, tandis que l’on peut les apercevoir entre Angoulême et Royan aux trains 4760/61, les nuits des vendredis aux samedis et 4782/83 les dimanches.

Numéro d’équilibriste ? Le décrassage de toiture du « Picasso » X 3965. © Philippe Hérissé

Numéro d’équilibriste ?
Le décrassage de toiture du «
Picasso » X 3965. © Philippe Hérissé

 

Leurs prestations régulières, autres que voyageurs, sont les plus nombreuses. Elles se composent de « messageries », sur les étapes Nantes-Rennes (via Redon) et Nantes-Le-Mans (Pontlieue), mais surtout de trains du régime ordinaire acheminés entre Nantes-Blottereau et Saint-Pierre-des- Corps, Périgueux et Bassens, Agen et le triage de Saint-Jorry, auxquels s’ajoutent des « marchandises » de desserte au départ d’Agen sur Fleurance, ou encore du triage d’Hourcade sur Libourne. En outre, les thermiques bordelais vont régulièrement (deux fois par jour dont une en UM) depuis Agen à Monsempron-Libos et Fumel, du lundi au vendredi, avec des trains de minerai chargés à Bassens-appontements, pour le compte de Pont-à-Mousson, et assurent, les jours ouvrables, depuis Hourcade et Saint-Mariens (également deux fois par jour et toujours en UM), la desserte de l’embranchement dit des « Moinots » avec des trains de granulat autoroutier retournant à vide à Hourcade et conduits par du personnel de Saintes. En service facultatif, les engins disponibles collaborent activement sur les deux trafics spécialisés précités. Ils sortent, en double traction au départ de l’étoile de Mont-de-Marsan, des trains complets de maïs de 3 000 tonnes à destination de Bordeaux, lors des campagnes céréalières, à raison d’un train en moyenne tous les deux jours, remorquant occasionnellement des trains de pèlerins sur Nantes et l’ouest, et enfin pallient les coupures de tension des intervalles caténaires programmés sur les lignes du Verdon, d’Arcachon, voire sur Bayonne. Ainsi ces engins sont-ils paradoxalement assez intensément utilisés ! Par ailleurs, au 30 juin de cette année, la 67346 était en tête des diesels bordelais pour la distance parcourue depuis mise en service, cumulant non moins de 1 810 271 kilomètres.

Un parc autorails toujours vivace…

Bordeaux est aussi un centre autorails important, aujourd’hui propriétaire d’engins appartenant à deux séries distinctes : celle des RGP2 (rames de grand parcours bimoteurs) X 2700 et celle des X 3800, communément appelés « Picasso ».

Une troisième série, célèbre, s’est éteinte à Bordeaux, il y a un peu plus de trois ans : celle des ABJ4 Renault de l’immédiat après-guerre, appareils équipés du moteur « 12 cylindres en V » de 300 chevaux, tout en aluminium coulé et conçu à l’origine pour les autorails VH. C’est assez curieusement le X 3601, premier de la série, qui allait tomber le dernier en attente d’amortissement (AA), le 23 mai 1977. L’AJECTA ayant manifesté le désir de l’acquérir, il fut alors maintenu en état par le dépôt, puis transféré sur Chinon-Richelieu. Quelque peu différente est l’histoire de l’X 3623, réformé trois ans plus tôt et devenu une épave : plus de vitres, ni de sièges, pupitres arrachés, câbles sectionnés … Malgré cela, les responsables du chemin de fer touristique du Vermandois décidèrent de l’acheter… et le restaurèrent impeccablement. Deux ABJ4 bordelais ont donc repris du service sur des réseaux touristiques … Le dépôt de Bordeaux regroupe aujourd’hui l’ensemble des vingt motrices RGP2 (X2701 à 20) et dix-sept remorques XR 7700 qui leur sont normalement accouplées. Notons que seules sept remorques sont encore « mariées » à leur motrice d’origine (ayant même numéro d’ordre) : les 02, 04 à 06, 10, 13 et 17.

Ce matériel, appelé à disparaître dans les années à venir, demeure toutefois intensément utilisé, et se trouve, en service d’hiver, engagé en roulement régulier sur dix journées (auxquelles s’ajoutent cinq journées « supplémentaires »). Il assure en premier lieu des. omnibus, mais également encore bon nombre d’express à petit et moyen parcours desservant les relations Bo rd e a u x- B e r ge r a c – L e Buisson- Sarlat, Bordeaux- Périgueux-Brive et même Ussel, Bordeaux-Périgueux-Limoges, Périgueux-Agen via Le-Buisson, Limoges-Poitiers et Bordeaux- Saintes-La-Rochelle. Le roulement 950, qui régit leur utilisation, prévoit aussi les RGP bimoteurs sur des omnibus Bordeaux-Langon, et les conduit pour quelque temps encore jusqu’à Agen aux express 4707 des samedis, avec retour en 4708 les dimanches, en attente de la mise en service sur cette relation des Z 7300. Enfin, un appareil « isolé » prend en charge une journée de prestations omnibus entre Bayonne et Hendaye : six trains, sauf les samedis, dimanches et fêtes. Les jumelages de rames ne sont pas rares, certaines circulations étant même régulièrement tracées en formation triple entre Bordeaux et Ussel le vendredi, Bordeaux et Bergerac ce même jour et le dimanche.

L’ensemble du parc à disposition a « avalé » pour les six premiers mois de 1980 860 500 kilomètres, ce qui représente par engin un parcours mensuel moyen de 7 200 kilomètres. Au 30 juin dernier, la X 2702 arrivait en tête de la série pour le kilométrage parcouru depuis mise en service avec 4 094 290 kilomètres.

Avec les « Picasso », nous retrouvons des représentants d’une série classique, maintenant en cours d’amortissement, mais cependant toujours fort utile.

Les deux premiers X 3800, le X 3888, suivi du X 3835, tous deux antérieurement basés à Longueau, arrivèrent au dépôt en avril 1976. La décision d’affectation d’appareils de ce type à Bordeaux- Saint-Jean était motivée par la nécessité de remplacer les ABJ 4 alors en cours de réforme. Les mutations au profit de Bordeaux continuèrent les trois mois suivants, avec deux appareils d’Amiens et de Lyon-Vaise. De janvier à mai 1977, Bordeaux récupérait neuf engins supplémentaires en provenance essentiellement de Sotteville, de Marseille et de Lyon-Vaise à nouveau. Entre-temps, le 3939 (sanitaire) était expédié à Rennes en février pour combler le déficit de cette région en engins « sanitarisables ». En septembre de cette même année, La Rochelle cédait à Bordeaux l’engin tête de série (X 3801) et trois autres appareils tandis que trois mois plus tard le 3888 était placé en réparation différée. L’année 1978 voyait l’arrivée des appareils 3879, mutés de Nantes en janvier, et 3950 de Rennes en juillet, alors que le même mois le 3810 tombait en attente d’amortissement (AA). Enfin, en cette année 1980 étaient prononcées successivement les mises en A.A. des 3925 le 15 juillet et 3928 le 21 août, ce dernier étant remplacé par la 3979 parvenue de Sotteville le même jour.

Actuellement, la dotation à disposition est forte de vingt et un appareils (X 3801, 811, 824, 828 à 831, 834, 835, 858, 863, 879, 950, 954 à 956, 962, 965, 976, 979 et 981 ), dont onze traités en GRG (grande révision générale) et quatre équipés de graisseurs de rails. L’effectif devrait monter à vingt-cinq engins d’ici janvier prochain, mais s’appauvrir de cinq unités au cours de l’année 1981.

Les « Picasso » bordelais sont engagés en roulement régulier sur treize journées (plus deux « supplémentaires »), assurant, des prestations omnibus sur les relations Bordeaux-St-Mariens-Saintes, Saintes-Rochefort-LaRochelle, Saintes-Niort, LaRochelle- Niort-Poitiers, Bordeaux- Bergerac. Sur les omnibus Bordeaux-Langon, ils circulent toujours en jumelage avec des U 600 (X 2400), et vont encore depuis Bordeaux à Agen, puis à Montauban, avec même une incursion à Cahors par le jeu de réutilisations successives. Enfin, un appareil assure une journée » isolée » composée d’omnibus entre Morcenx et Mont-de-Marsan.

Par ailleurs, les omnibus 7514 et 7531 entre Bordeaux et Bergerac sont prévus en jumelage, le premier avec une RGP2 de Bordeaux et le second avec un X 2400 de Limoges, tandis que le jumelage d’appareils X 3800 est pratiqué les vendredis sur un aller- retour Bordeaux-Saintes et les samedis sur un aller-retour Bordeaux- Agen.

Pour les six premiers mois de l’année, la dotation de « Picasso » basée à Bordeaux a globalement effectuée 624 600 kilomètres, donnant des parcours mensuels moyens par engin de l’ordre de 5 000 kilomètres.

Enfin, particularité à mentionner, la gérance des remorques 8 d’autorails est géographiquement cri incluse dans le dépôt lui-même, ce qui ne manque pas de soulever des problèmes de classement des caisses, eu égard à l’exiguité actuelle des installations.

Le dépôt abrite aussi les moyens de secours suivants : un tracteur CRS, un WSGI non modernisé (un nouveau doit arriver en 1981) et une grue de 45 tonnes.

Des « étrangères » aux provenances lointaines…

Numériquement la mieux représentée, la série des BB 63500 est forte de… trente-neuf unités, parmi lesquelles huit sont équipées pour circuler en unités multiples (UM). Graphiquées sur vingt-cinq journées, elles travaillent essentiellement à la manoeuvre dans les différents chantiers bordelais (Saint- Jean, Bastide, Docks), à Bassens, au triage RO d’Hourcade (où elles assurent le débranchement et la formation), à Morcenx et à Hendaye (pour celles munies de la radio). Utilisées aux remontes Hourcade-Saint-Jean, elles vont aussi jusqu’à Bergerac en UM avec des « marchandises ». Elles rayonnent enfin, pour celles à graisseurs de rails, autour de Mont-de-Marsan, Tarbes, Puyôo, Pau, Angoulême, ainsi que sur Bayonne-Marracq pour les machines équipées radio.

Le parc d’engins moteurs du dépôt de Bordeaux est complété par une soixantaine de locotracteurs appartenant à diverses séries : un Y 2200, deux Y 2400, un Y 5200, un Y 6000, quinze Y 6200, trois Y 7100, vingt-neuf Y 7400, et… sept Y 8000 reçus neufs de construction, le dernier étant arrivé le 8 janvier dernier ; ultérieurement, le 8107 doit être transféré de Marseille à Bordeaux. Le dépôt entretient par ailleurs pour le compte des CFTA (ligne de Saint-Mariens à Barbezieux et manoeuvre au port de Bassens) six en·gins diesel leur appartenant : les 4031, 32, et 34 à 37 que l’on peut apercevoir de temps à autre sous la rotonde.

Première à être relogée, il y a deux ans, dans le bâtiment modernisé ayant appartenu à l’ancien G.V., la Feuille est désormais vaste et lumineuse. A Bordeaux aussi, l’on a opté pour une« banque»... © Philippe Hérissé

Première à être relogée, il y a deux ans, dans le bâtiment modernisé ayant appartenu à l’ancien G.V., la Feuille est désormais vaste et lumineuse. A Bordeaux aussi, l’on a opté pour une« banque»… © Philippe Hérissé

 

Nombreux et des plus diversifiés, ainsi se caractérisent les engins moteurs « étrangers » relayant chaque jour et chaque nuit sur les grils du dépôt de Bordeaux-Saint-Jean ; pour les locomotives électriques, 6500 et 9200 de Paris-Sud-ouest, 9300, 8500 et 8600 de Toulouse, 8500 des Aubrais ; pour les autorails et engins diesel, 2400 et 2800 de Limoges, RGP1 (monomoteurs) de Lyon-Vaise, RTG de Vénissieux, 66000 et 67400 de Limoges, 65000 et 67400 de Nantes, enfin 72000 de Rennes. Mais, au hasard du service facultatif, certaines réutilisations d’engins par les PC régionaux peuvent conduire, via Montauban et jusqu’à Bordeaux, outre les 6500 cte Lyon-Mouche, des 7100 d’Avignon montées par les Toulousains autorisés, voire même des 8100 de Dijon. Elles repartent, du reste, par le même chemin, si possible avec des conducteurs « étrangers » autorisés, sinon en véhicule.

Six cents agents à la conduite

Le dépôt de Bordeaux regroupe actuellement quelque cinq cents conducteurs. La fonction conduite est séparée entre le dépôt proprement dit, l’annexe traction du triage RO d’Hourcade (90 agents), celle d’Agen (25 agents) qui sera transformée à la fin de l’année en « activité traction », et enfin l’activité traction de Mont-de-Marsan (8 agents). En outre, trois conducteurs et deux surveillants sont basés à Morcenx.

En électrique (et concernant la conduite en premier), il existe à Bordeaux :

– un roulement 160, ou roulement GV, avec tournées n’incluant exclusivement, à un ou deux « raccords » près, que des rapides et express de standing, parmi lesquels les fameux C200 conduits en partage avec Paris- Sud-Ouest (y compris d’ailleurs le tout nouveau « Montaigne » ).

– un roulement 161, « mixte » avec des « rapaces » C160 et C140, mais aussi des omnibus et quelques « messageries » et « marchandises ». On y retrouve, disséminées, des tournées omnibus sur Bordeaux-Arcachon recouvrant des journées commutables engins « 2 4100-2 7300 », ce qui n’alla pas au tout début sans poser quelques difficultés pour l’introduction de ce nouveau matériel, les agents du 161 n’étant pas tous alors formés aux ZZ…

– un roulement 162/163, à dominante « marchandises », mais comprenant également des omnibus et quelques messageries. Conséquence directe de l’électrification, deux roulements « électriques » supplémentaires ont été introduits à titre temporaire pour les ex-thermiciens récemment reconvertis électriciens. :

– un roulement 161 bis, pour les anciens thermiciens GV, spécialisé sur Bordeaux-Toulouse-Narbonne, les prestations fournies se composant principalement « voyageurs » auxquels s’ajoutent quelques RA Bordeaux-Toulouse et RO Hourcade-Saint-Jory. Ce roulement sera refondu dans le 161 actuel pour ne plus former. qu’un seul roulement GV en janvier prochain.

– Un roulement 162 bis, essentiellement « marchandises », sur Bordeaux-Saint-Jory-Toulouse qui, lui aussi, sera appelé à disparaître au sein de 162 actuel, mais au service d’été prochain en fonction de l’avancement des études de lignes et d’engins par les anciens thermiciens.

Quant aux roulements « diesels », ils sont devenus singulièrement moins étoffés qu’auparavant, d’autant que certains trains thermiques, assurés autrefois en partie par Bordeaux, y ont été supprimés au profit des dépôts de Limoges et de Saintes. Les tournées sur engins thermiques sont réparties selon trois roulements : le 181 (à dominante« express ») et les 182 et 183. Ici, il n’existe pas de roulements « par autorails », les prestations de ce type se trotivant saupoudrées sur ces trois roulements.

Les conducteurs électriciens bordelais sont autorisés aux 6500, 9200, 9300, 8500, 300 (de Tours- Saint-Pierre), 2 4100 et sont actuellement en cours de formation sur 2 7300 : Ils vont à Paris, Hendaye, Narbonne, Tarbes, Le Verdon et Arcachon. Les thermiciens non GV connaissent les 63500, 67300, 67400, X 2400, X 2700, X 2800, x 3800, les GV étant en outre autorisés aux RGP1 de Lyon- Vaise, RTG de Vénissieux et, pour la plupart, aux 72000 de Rennes.

Certains mécaniciens sont par ailleurs formés sur les 66000 de Toulouse ; par contre, les Bordelais ne touchent plus désormais aux 65000 de Nantes, amenées par du personnel de Saintes.

Les lignes « signées » par les thermiciens bordelais ont pour extrémités Nantes, Périgueux, Limoges, Sarlat et Mont-de- Marsan. Le dépôt abrite l’école de conduite de la région de Bordeaux, actuellement située d’ailleurs au-dessus du magasin.dont la démolition est imminente dans le cadre des travaux en cours ; aussi la reconstruit-on actuellement dans un nouveau local à proximité du foyer. Elle fut l’une des premières avec maquette opérationnelle reproduisant des installations types.

Au poste 1 du dépôt, tenu en 3 x 8 par des agents du service intérieur, une machine vient de s’annoncer : l’aiguilleur trace l’itinéraire... © Philippe Hérissé

Au poste 1 du dépôt, tenu en 3 x 8 par des agents du service intérieur, une machine vient de s’annoncer : l’aiguilleur trace l’itinéraire… © Philippe Hérissé

 

Le dépôt de Bordeaux-Saint- Jean délivre également les autorisations de conduite et assure le perfectionnement des agents des CFTA, mais aussi des VFL (voies ferrées des Landes : lignes de Mimizan, Tarta et manoeuvres en gare de Dax), de la SNPA (société nationale des pétroles d’Aquitaine) à Lacq, des raffineries de Pauillac, appelés à circuler avec leurs engins sur voies S.N.C.F. Il exerce par ailleurs un contrôle des engins VFL.

Le foyer des agents de conduite, excentré hors du triangle, au sud des voies circulaires, a une capacité de quarante-sept chambres. On y rencontre, en RHR (2), des agents de très nombreuses résidences (Angoulême, Poitiers, Tours-Saint-Pierre, Paris-S.O., Bayonne, Hendaye, Périgueux, Limoges, Brive, Toulouse, Saint- Jory, Tarbes, Mont-de-Marsan, Saintes, La Rochelle, Nantes) ; parfois jusqu’à soixante-dix agents y séjournent par période de vingt-quatre heures.

Côté entretien, et pour l’année 1980, l’atelier du dépôt devrait avoir pratiqué, quant à lui, de l’ordre de 330 GVG, 670 VG et 710 VL sur les différents engins (y compris les six locotracteurs CFTA) dont il est titulaire. Un score décidément plus qu’honorable !

Tel se présente aujourd’hui Bordeaux-St-Jean, qui a désormais de bonnes raisons de ne plus se sentir le dépôt « déshérité » du Sud-Ouest. Nul doute que ses tractionnaires sauront tirer, tant des installations que des nouvelles automotrices, le meilleur parti…

(2) Repos hors résidence.

 

Cet article est tiré du n°1770 paru le 7 décembre 1980 dans La Vie du Rail dont voici la couverture :



Sur le même sujet

Commenter l'article

NOS NEWSLETTERS

  • La lettre du cheminot

    Chaque semaine, recevez les infos les plus populaires dans le monde des cheminots actifs

  • La lettre du groupe

    La Vie du Rail vous informe de ses nouveautés, la sortie de ses magazines, livres, événements ...

  • La News Rail Passion

    Recevez toutes les actus du magazine, les dossiers spéciaux, les vidéos, le magazine dès sa parution

  • La Boutique

    Nouveautés, offres exclusives, faites partie du club privilégiers des clients de la boutique de la Vie du Rail

  • Photorail

    Recevez une fois par mois nos actualités (nouvelles photographies ou affiches touristiques rajoutées sur le site) et nos offres ponctuelles (promotions…)

EN SAVOIR PLUS