• © RATP

    Décembre 1969. Les « trains bleus » de la RATP (MS 61) entrent en service sur la branche est du RER, au départ de la « cathédrale souterraine » de Nation.

  • © R. Bardet

    C’est pour le RER qu’ont été installées les premières lignes de contrôle

  • © Gilbert Gaillard/RATP

    Le futur RER interconnecté est présenté à Châtelet-les-Halles en 1977.

Anniversaire. Le RER avant le RER

9 janvier 2018
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Par : Patrick Laval

Le RER a-t-il vraiment eu 40 ans en cette fin d’année 2017 ou devrait-on attendre deux ans de plus pour fêter ses… 50 ans?

Quand est né le RER francilien ? Une réponse unique n’est pas aussi facile à donner que pour le métro parisien, dont tous s’accordent à dire qu’il est né en juillet 1900 avec l’ouverture aux voyageurs de la première ligne, après plusieurs décennies de gestation. On ne peut pas nier que le RER – en tant que Réseau express régional – soit véritablement né le 8 décembre 1977, avec l’achèvement de la liaison est-ouest (devenue ligne A du RER), le début de la transformation de l’ancienne ligne de Sceaux en axe nord-sud (ligne B) et l’ouverture de la gare de Châtelet-les-Halles (où se rencontrent ces deux premières lignes). Pourtant, le RER n’est pas né en un jour et le réseau qui a été inauguré fin 1977 n’était plus tout à fait celui que l’on attendait au début. Au début, c’est-à-dire en décembre 1969, voire quelques semaines plus tard, en janvier 1970. Des dates qui ont bien plus marqué les usagers des transports parisiens de l’époque que l’inauguration de décembre 1977, qui symbolise plutôt un achèvement.

Et en effet, les deux premiers tronçons de ce qui allait devenir le RER A ont été mis en service sous leur forme actuelle il y a maintenant 48 ans. Pour commencer, le 14 décembre 1969, les « trains bleus » de la RATP, électriques et à quais hauts, ont remplacé du jour au lendemain les vieux trains à vapeur de la SNCF entre Paris et Boissy-Saint-Léger. À l’occasion, le nouveau terminus souterrain de Nation, aux dimensions grandioses et en correspondance avec le métro, remplace la Gare de la Bastille et son viaduc. Avec l’exploitation par la RATP, des solutions techniques du métro (quais hauts, nouvelles rames MS 61 reprenant des solutions du MF 67) sont mises en oeuvre, alors que dans les gares totalement reconstruites, le nouveau propriétaire imposait sa signalétique (« M » jaune avec panonceau « RER », panneaux translucides de sortie et de correspondance) et étrennait ses nouveaux tourniquets d’entrée et de sortie… Par rapport au « train de banlieue », c’était le jour et la nuit ! Enfin, ce RER était vraiment « express » : entre Nation et Vincennes (3 km), fini l’arrêt à Saint-Mandé, laissé au métro. La même logique se retrouvera quelques semaines plus tard, le 19 janvier 1970, sur le nouveau tronçon entre l’Étoile et La Défense : 4,5 km sans arrêt entre deux autres « gares cathédrales », reliées en cinq minutes ! Desservies par le métro, la porte Maillot et Neuilly sont ignorées par le RER.

« Tout cela ne prendra toute sa signification et n’aura son plein rendement qu’avec la construction de la partie centrale » précisait Roger Belin, président du CA de la RATP, dès



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