• © Éric Bernard/SNCF

  • © Éric Bernard/SNCF

    La CC 44110, vedette du lieu et à droite

  • © Philippe Hérissé-Photorail

    L’atelier de levage en 1979, les « grandes roues », on reconnaîtra une BB 16000 et une CC 40100.

  • © Philippe Hérissé-Photorail

    L’atelier de levage en 2013 (34 ans après la première photo) ne recevra plus jamais la visite de locomotives

  • © Patrick Laval/Photorail

    Suffisamment courtes pour y être garées, les Zff6100 (ici appelées EAB, pour «fféléments automoteurs banlieueff») auront été les dernières rames de l’ancienne remise des autorails.

Il était une fois dans La Vie du Rail – 3)Les cheminots ferment le dépôt de La Chapelle

9 février 2018
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Par : Christine Cartier

Une nouvelle section animée par vous et pour vous, elle va nous permettre de revisiter l’histoire cheminote. Celle d’il y a 10, 20, 30, 40 ans…

Profitez de nos archives en nous signalant ce que vous souhaitez relire et redécouvrir. Retrouvez, les nouveaux matériels, les grands travaux, les évènements qui ont marqué la SNCF… Une plongée dans l’aventure du rail.

Faites-nous savoir vos envies dès à présent en nous écrivant au 29, rue de Clichy, 75009 Paris ou par mail à : margaux.maynard@laviedurail.com … ou en postant un commentaire sur cet article.

 

25 janvier 2013, il y a 5 ans dans La Vie du Rail numéro 3401 : Les cheminots ferment le dépôt de La Chapelle

Le dépôt de La Chapelle a fermé ses portes le 25 janvier 2013. Plus de 350 cheminots, anciens tractionnaires et agents de maintenance ont tourné ensemble cette grande page de l’histoire ferroviaire de Paris-Nord, avec des sentiments mêlés de nostalgie et de fierté.

Moment d’émotion, le 25 janvier 2013, à Paris-Nord pour plus de 350 anciens du dépôt de La Chapelle. Ils pénètrent pour la dernière fois dans ces ateliers qui devraient être détruits dans deux ans. Sous la haute charpente d’un autre âge, les espaces sont désormais vides. Ou presque, puisque la superbe CC 40110 est toujours là. Plus loin, les deux rames de Petits Gris qui seront préservées. Et puis, çà et là, des outils oubliés, des rayonnages où traînent quelques pièces de rechange et, sur les murs, des affiches déchirées rappelant des consignes de sécurité. « C’est un peu triste de voir disparaître tout cela, confie un ancien. Mais c’est dans l’ordre des choses. On ne peut concevoir aujourd’hui un établissement de ce type dans une zone urbaine comme Paris ».

Au micro, Alain Maucourt, directeur de l’établissement, lance devant la foule des cheminots rassemblés : « Ce dernier moment n’a pas de prix. Il est à nous, il n’appartient à personne d’autre ». Et de rappeler le prestigieux passé de ce site ferroviaire né en 1845 pour abriter des locomotives à vapeur et qui s’est agrandi au fil des ans pour accueillir les électriques qui devaient sillonner le Nord de la France et la banlieue parisienne. Il mentionne la haute technicité de ceux qui passaient de longues heures à réparer les CC 40100, machines d’une fiabilité inégalée… Pour Jean- Jacques Baquet, cela avait été un rêve d’enfant. « Un jour, lui avait dit son père, si tu conduis un train, va au dépôt de La Chapelle. C’est un billet d’entrée. » « J’y suis allé. Et j’ai fait mon dernier train aux commandes de la CC 40110. La Chapelle, on peut en être fier. C’était du personnel haut de gamme… », ajoute-t-il. Un autre, entré au dépôt en 1955, à l’époque de la vapeur, a participé aux essais du TGV. Les deux anciens médecins de l’établissement sont là aussi : « À l’époque, nous assurions à la fois la médecine de soins et du travail. Quand il y avait un bobo, les cheminots venaient nous voir. C’était une famille. C’était passionnant ».

Pour Patrick Bertram, initiateur avec Fabrice Lasserre et Dominique Le Goffic de l’événement, et qui avait lancé 500 invitations, l’idée de cette réunion s’était imposée comme une nécessité : « Notre pari est réussi et ça fait chaud au coeur. J’ai travaillé 36 ans ici et j’y ai vécu des moments exceptionnels. À La Chapelle, il y avait une âme, un état d’esprit ». Et puis, rappelle Alain Maucourt, « La Chapelle a des prolongements puisqu’il a donné naissance au Technicentre du Landy et à celui de Joncherolles, un bel outil de production, un joyau, qui ouvrira prochainement ses portes ».

 

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