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Groupe RATP. Le plan d’Élisabeth Borne, la PDG

9 mai 2017
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Par : Valérie Chrzavzez

« Demandez-nous la ville », affiche la RATP pour traduire son ambition de leader de la mobilité durable et de la ville intelligente à l’écoute et au service des voyageurs. Mais comment le groupe entend-il répondre aux challenges qui se présentent à lui, tant en Ile-de-France qu’ailleurs ? Pour le savoir, le Club Ville Rail & Transports avait invité le 13 mars Élisabeth Borne, PDG du groupe.

Optimiser son réseau, améliorer sa qualité de service, utiliser les nouvelles technologies de l’information, mettre en place des mobilités complémentaires innovantes… Les challenges à relever par la RATP sont nombreux. Pour les passer en revue, Élisabeth Borne, PDG du groupe depuis mai 2015, était invitée par le Club Ville Rail & Transports. L’occasion pour elle de détailler son plan d’entreprise baptisé « Défis 2025 », dont « l’objectif est de projeter le groupe RATP dans l’avenir et de proposer une vision commune à ses 60 000 salariés répartis dans 15 pays, en répondant aux trois principaux défis qui se présentent à nous ».

Le premier étant la qualité de service. « Nous n’avons pas à rougir de ce que nous proposons en Ile-de-France ou ailleurs. Pour 2016, à Paris, 13 lignes de métro sur 14 étaient au-dessus des objectifs fixés par le Stif, et on a largement amélioré la production des réseaux bus. Mais les voyageurs attendent encore plus de nous », constate la présidente. Aussi, la PDG entend « viser l’excellence. Nous allons nous challenger de façon continue, pour être en permanence aux meilleurs standards mondiaux de la profession ». Ce qui passe par des infrastructures et des matériels roulants bien entretenus, modernisés, et par l’extension du réseau. La RATP est en train de prolonger quatre lignes de métro. Ce qui n’était pas arrivé depuis la fin des années 30. Elle a également prévu « un programme d’investissements exceptionnel ». Entre 2016 et 2020, l’entreprise va réaliser 8,5 milliards d’investissements sur le réseau francilien, soit environ 1,7 milliard d’euros par an, grâce au Stif, et 4,2 milliards directement financés par la RATP.

Deuxième enjeu : relever le défi de l’ouverture progressive à la concurrence sur le réseau francilien. Ce qui n’effraie pas Madame Borne : « La concurrence est déjà une réalité bien connue à travers notre filiale RATP Dev. Nous allons poursuivre notre développement en région et à l’international, tout en défendant nos positions en Ile-de-France et en tirant parti des nouvelles opportunités comme le Grand Paris Express. » Il faudra être le meilleur. « C’est pourquoi nous accélérons sur l’innovation, en particulier digitale, car la concurrence ne se fait plus seulement sur notre coeur de métier. De nouveaux acteurs, issus de l’économie digitale, proposent des solutions de la mobilité alternative, ou essayent de se positionner comme intermédiaire entre nous et nos clients, sur la billettique et l’information voyageurs notamment. Notre réponse est de se positionner comme un acteur global, leader sur les mobilités durables et connectées. » D’autant que « si le digital est un facteur de risques par rapport à la concurrence, c’est avant tout un énorme gisement d’opportunités pour nos voyageurs, nos salariés, et pour améliorer la performance de nos réseaux. »

Troisième défi : la transition énergétique. Consciente des enjeux environnementaux et de santé publique, la RATP est déjà très engagée avec son plan Bus2025 qui prévoit de migrer l’intégralité de son parc de 4 600 véhicules vers une flotte 100 % écologique : 80 % en électrique et 20 % en biogaz. « Cela fera de Paris la première grande métropole dotée d’une flotte de bus intégralement propre », se félicite Madame Borne. L’entreprise fera tout pour tenir son timing et sa présidente prévient : « Je compte sur les industriels français pour nous permettre de mener ce programme, car nous savons que leurs concurrents en Asie sauront proposer du matériel à des coûts compétitifs. Il y a des commandes massives qui vont arriver, il faut que la filière française se prépare à y répondre. » Espoir de la filière industrielle La filière ferroviaire reste au premier chef concernée par le développement de la RATP.



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