• © Société du Grand Paris - Agence Kengo Kuma & associates

    La gare s’annonce très aérienne avec des plans inclinés, des façades de verre et des toits végétalisés.

  • © Société du Grand Paris - Agence Kengo Kuma & associates

    La vue en coupe, permet d’appréhender la complexité d’un tel ouvrage, et le rapport entre les parties aérienne et souterraine

ÎdF. Une gare olympique pour Saint-Denis Pleyel

29 août 2017
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Par : François Dumont

La gare du Grand Paris construite à Saint-Denis Pleyel, l’une des plus importantes du réseau, au carrefour de quatre lignes et proche de sites très importants prévus pour les JO, a été confiée à Kengo Kuma. L’architecte, veut « réintroduire la nature dans la ville ».

Ce sera comme Châtelet- Les Halles ou comme le pôle de La Défense. Certes, avec 250 000 à 300 000 passagers par jour, on n’atteint pas les 750 000 passagers de Châtelet- Les Halles. Mais Saint-Denis Pleyel, confiée à l’architecte japonais Kengo Kuma, s’inscrira d’emblée dans les très grandes gares de la région. Le mercredi 5 juillet, à la maison de l’Architecture en Île-de- France, où la SGP organisait sa cinquième séance de présentation des futures gares par leurs architectes devant une salle comble, Philippe Yvin, président du directoire de la SGP, n’a pas manqué de le rappeler. S’y rencontreront la ligne 14 prolongée, les lignes 15, 16 et 17 du Grand Paris. En correspondance, non loin de là mais pas sous le même toit, la ligne 13 et, de l’autre côté d’un immense faisceau de voies, le RER D.

En 2024, si Paris a les Jeux, Saint-Denis Pleyel sera « la gare olympique », selon Philippe Yvin. Proche du village olympique ou du centre aquatique, tous deux à construire, non loin du Stade de France. En attendant les résultats de la réunion exécutive du CIO de Lausanne, puis du vote de Lima, le 13 septembre, ce qui est acquis, c’est que les prochains JO, en 2020, auront lieu à Tokyo. Et c’est Kengo Kuma qui construit le stade. Zaha Hadid – l’architecte anglo-irakienne décédée en 2016 – avait d’abord été choisie, mais, du fait de l’augmentation formidable du devis, le concours a été relancé au profit d’un projet moins imposant et moins coûteux. Réalisé en grande partie en bois (murs extérieurs en cèdre, charpente en mélèze), présenté comme « stade d’arbres et de verdure », il prend place dans un espace boisé. Ce n’est pas le cas à Saint-Denis. Mais le propos est identique. Kengo Kuma considère que « le drame de l’architecture du XXe siècle », en ayant largement recours au béton ou à l’acier, c’est d’avoir séparé ville et nature. Il veut « réintroduire la nature dans la ville ». Le stade de Tokyo et la gare de Saint-Denis Pleyel sont à la fois des édifices et des manifestes.

Cette gare, Kengo Kuma l’avait déjà présentée en septembre 2015, au dernier étage du siège de la SNCF, à Saint-Denis, d’où l’on voit la tour Pleyel



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